Cadre commun pour l’établissement de rapports sur les progrès réalisés dans l’amélioration et l’accroissement des programmes et des services visant le développement de la petite enfance
Afin d’assurer l’uniformité des renseignements qu’ils fournissent au public concernant leurs activités et leurs dépenses en vertu de l’Entente fédérale-provinciale-territoriale sur le développement de la petite enfance, les gouvernements ont convenu d’un cadre commun pour la présentation des rapports. Celui‑ci comprend un ensemble de principes et de lignes directrices s’appliquant aux rapports annuels produits par chaque gouvernement à l’égard des progrès réalisés dans l’amélioration et l’accroissement des programmes et des services dans lesquels ils investissent en vertu de l’entente. Le texte complet du cadre commun adopté par les gouvernements figure ci‑dessous
1. Introduction/Contexte
La présentation de rapports au public constitue un élément clé de l’Entente fédérale-provinciale-territoriale sur le développement de la petite enfance. Le Communiqué sur le développement de la petite enfance1 découlant de la réunion des premiers ministres de septembre 2000 précise que :
« …Les premiers ministres croient en l’importance de rendre des comptes à la population canadienne en ce qui concerne les programmes et les services qu’ils offrent pour le développement de la petite enfance. Des rapports clairs pour le public amélioreront le processus de reddition de compte et permettront au public de suivre les progrès réalisés en vue d’accroître le bien-être des jeunes enfants canadiens. Des évaluations périodiques du développement de la petite enfance et des rapports réguliers à ce sujet constituent pour les gouvernements et d’autres intervenants des outils puissants aux fins de l’élaboration des politiques et pour s’assurer que les mesures prises sont les mieux ciblées et les plus efficaces possibles.
Les premiers ministres s’engagent donc à :
2. Objectif
Comme le souligne le communiqué, « l’objectif des mesures de rendement est de faire en sorte que tous les gouvernements rendent compte de leurs activités à leurs publics et non pas l’un à l’autre. »
Le cadre commun vise à fournir une série de principes et de lignes directrices, « y compris des indicateurs comparables acceptés conjointement, de façon à permettre à chacun des gouvernements de rendre des comptes sur les progrès réalisés dans l’amélioration et l’accroissement des programmes et des services visant le développement de la petite enfance » dans les quatre domaines d’action désignés par les premiers ministres.
Outre leur engagement à présenter des rapports sur les programmes et les services, les gouvernements se sont aussi engagés à présenter régulièrement des rapports sur une série d’indicateurs dont ils ont convenu relativement au bien‑être des enfants. Toutefois, cet engagement s’inscrit dans un processus distinct et, par conséquent, à l’extérieur du cadre commun.
3. Principes sous-jacents/Points à considérer
Les rapports au public des gouvernements se fonderont sur les énoncés suivants contenus dans le Communiqué sur le développement de la petite enfance :
Outre les directives énoncées dans le communiqué, les gouvernements provinciaux et territoriaux conviennent que :
4. Lignes directrices
a. Portée des rapports utilisant le cadre commun
Chaque gouvernement remettra un rapport annuel sur les activités qu’il considère prioritaires en matière d’investissement. Établi à partir du cadre commun, ce rapport devra indiquer les changements qui ont été mis en œuvre relativement aux investissements de l’année précédente. Il précisera aussi dans quels domaines d’action le gouvernement a investi en vertu de l’Entente fédérale-provinciale-territoriale sur le développement de la petite enfance. Les quatre domaines sont les suivants :
b) Genre de renseignements dont il faut rendre compte
i. Information descriptive
Les rapports comprendront l’information descriptive suivante sur les programmes et les services qui ont été améliorés ou élargis :
L’information descriptive peut aussi porter sur les secteurs suivants liés à l’élaboration, à l’amélioration et à l’intégration des programmes, selon le cas :
ii. Indicateurs de programme
S’il y a lieu, les gouvernements peuvent présenter des rapports sur les programmes et les services en utilisant des indicateurs autres que ceux décrits ci‑dessous.
Dépenses
Les gouvernements feront rapport sur les changements au chapitre des dépenses pour les programmes et les services axés sur le DPE, par rapport à l’exercice précédent.
Pour les programmes et les initiatives qui offrent des services directs aux clients :
Disponibilité
Les gouvernements rendront compte de la disponibilité des programmes et des services axés sur le développement de la petite enfance, financés en vertu de l’Entente fédérale-provinciale-territoriale sur le développement de la petite enfance, à l’aide d’un ou de plusieurs des indicateurs suivants :
Accessibilité
Lorsque l’objectif d’investissement des gouvernements est d’améliorer l’accessibilité, leur rapport portera sur un ou plusieurs des indicateurs suivants de l’accessibilité :
Abordabilité
Lorsque l’objectif d’investissement des gouvernements est d’améliorer l’abordabilité, les gouvernements feront rapport sur les changements dans la structure des prix et des subventions des programmes pertinents.
Qualité
Lorsque l’objectif d’investissement des gouvernements est d’améliorer la qualité, ils rendront compte d’un ou de plusieurs indicateurs de qualité, notamment :
Pour d’autres programmes et initiatives touchant les quatre domaines d’action (par exemple, la recherche, l’éducation du public, l’information et les activités connexes) :
les gouvernements feront rapport sur l’information descriptive et les dépenses de la façon indiquée ci‑dessus.
c. Mécanismes et choix du moment
Il est possible d’utiliser différents véhicules pour répondre à l’obligation de rendre compte au public, conformément au cadre commun, notamment : des rapports autonomes, de nouveaux rapports ou des rapports existants sur les enfants ainsi que des rapports ministériels et des plans d’activités.
Les gouvernements ont convenu d’informer les autres gouvernements des outils qu’ils utiliseront pour répondre à l’obligation de rendre compte au public et de les aviser à l’avance, dans la mesure du possible, de la date de diffusion possible de leurs rapports sur le développement de la petite enfance.
À compter de septembre 2002, les gouvernements présenteront un rapport annuel sur leurs investissements dans le développement de la petite enfance et sur les progrès réalisés en ce qui a trait à l’amélioration des programmes et des services dans les quatre domaines d’action.
5. Examen du cadre commun
Les premiers ministres se sont engagés à « améliorer la qualité de leurs rapports avec le temps ». Par suite de la diffusion de la première série de rapports utilisant le cadre commun, les hauts fonctionnaires pourraient effectuer un examen du cadre et formuler, au besoin, des recommandations à l’intention des ministres responsables de la Santé et des Services sociaux.
1 Le gouvernement de Québec a indiqué que, bien qu’il partage les mêmes préoccupations en ce qui a trait au développement de la petite enfance, il n’adhère pas à l’Entente fédérale-provinciale-territoriale sur le développement de la petite enfance parce que certaines de ses dispositions empiètent sur ses compétences constitutionnelles en matière sociale. Le Québec entend préserver sa responsabilité pleine et entière pour développer, planifier, gérer et fournir des programmes visant le développement de la petite enfance.
2 Les quatre domaines sont les suivants : promouvoir la santé durant la grossesse, à la naissance et au cours de la petite enfance; améliorer le soutien aux parents et aux familles; renforcer le développement de la petite enfance, l’apprentissage et les soins aux enfants; et renforcer le soutien des collectivités.